09 mai 2006

Vivre normalement

_x0x87961De nos jours, nous sommes tous prisonniers du même culte de la vitesse. Pourquoi sommes - nous toujours si pressés ? Comment guérir de cette obsession du temps ? Est-il possible, ou seulement désirable, d’aller moins vite ?
Nous troquons un monde dans lequel le gros mange le petit pour celui où les plus rapides mangent les plus lents.
Le coût humain du “turbo-capitalisme” entraîne de nombreuse maladie liées au stress: insomnies, migraines, hypertension, asthme et troubles gastro-intestinaux. La culture actuelle du travail menace également notre santé mentale.
Au Japon, où l’on dispose d’un mot, karoshi, pour désigner la “mort par surmenage”. Même si la culture du “marche-ou-crève” reste encore très ancrée, le stress au travail pousse à l’absentéisme, et coûte ainsi chaque jour des milliards à l’économie. D’autres risques pour la santé nous laisse moins de temps et d’énergie pour faire de l’exercice et nous expose à la consommation excessive d’alcool et de plats tout préparés. Le piège, c’est que les formes les plus puissantes de speed rendent plus dépendant que l’héroïne, et que le retour à la réalité peur déclencher dépression, agitation et comportements violents.
Si nous avons besoin de stimulants tel que le café au travail toutes les 30 minutes, endommageant les systèmes cardio-vasculaires et immunitaires, provoquant un diabète et des problèmes cardiaques, et déclenchant indigestion, irritabilité et dépression. Dormir moins de six heures par nuit peut déséquilibrer la coordination motrice, le discours, les réflexes et le jugement.
Les parents actifs passent en moyenne deux fois plus de temps à gérer leur courrier électronique qu’à jouer leurs enfants.
Dans de nombreux pays industrialisés, les suicides d’adolescents sont en hausse.

Lorsque tout le monde choisit d’aller vite, l’avantage de notre propre vitesse s’épanouit, nous forçant à accélérer encore et encore. Et puis, il y a cette malédiction de faire plusieurs choses à la fois. Accomplir deux choses en même temps nous paraît si intelligent, si efficace, si moderne... Et pourtant, cela équivaut souvent à faire moins bien les deux activité.

Le plus léger délai, la plus légère délai, la plus légère bouffée de lenteur peut désormais provoquer une colère noire chez des gens tout à fait ordinaires. “la pensé rapide”.

Aller moins vite veut souvent dire “aller mieux”. Les syndicats ont alors réclamé plus de temps, les citadins stressés ont trouvé refuge et réconfort à la campagne.
Nous nous battons pour le droit à déterminer notre propre tempo.
Des fondations tel la fondation “Slow Food” ou Sloth Club Japonais ou encore la Société européenne pour la décélération du temps.


Posté par eunecteseunectes à 19:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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